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Photos
de la Sioule
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Château Rocher
Au
moyen âge, la vallée de la Sioule constituait une voie
de pénétration entre l'Auvergne et le Bourbonnais,
et de ce fait revêtait une grande importance stratégique.
Château rocher fut construit au 12° siécle par
un Seigneur de Bourbon. Il défendait le vieux Pont de Menat,
seul passage sur la Sioule entre Châteauneuf et Ebreuil.
Abandadonné
à la fin de 18° siécle, Château Rocher à
subi les caprices du temps. Depuis 1964, l'association Rempart,
puis une association locale et maintenant la Communauté de
Pays du Canton de Menat s'efforcent de mettre le site en valeur.
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Légende
de Château Rocher ... Aurélia, la prisonnière
de Château-Rocher (VII eme siècle)
Ménélée,
le saint abbé restaurateur de l'abbaye de Menat, avait,
selon la légende, une jeune soeur de 18 ans, si belle
qu'elle attirait les regards partout où elle se montrait.
Aurélia, c'était son nom, était douée
des plus rares qualités du coeur et de l'esprit, mais
avait, cependant, refusé d'embrasser l'état
monastique comme l'aurait souhaité le saint abbé.
Lors d'une visite à Saint Bonnet, évêque
de Clermont et grand ami de Ménélée,
Aurélia fit la connaissance de Fabien, héritier
d'une des plus nobles familles de la ville. Ce Fabien avait
25 ans, la taille avantageuse, le caractère généreux.
Il était doté d'un tempérament vif et
hardi et n'écoutait que trop fréquemment son
penchant à la domination et à la colère.
Ainsi pendant ses parties de chasse, il arrivait souvent que,
ne respectant point la propriété d'autrui, il
s'était vu condamné à de forts dédommagements
envers des particuliers dont les cultures avaient été
ravagées par sa meute.
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Par le passé,
il s'était abandonné à des désordres
qui firent rougir de honte sa famille et ses proches. Mais, réprimandé
par les siens et tancé par l'évêque de Clermont
qui était un de leurs proches, il avait compris l'énormité
de son inconduite et avait fait un grande effort sur lui-même
afin de mener une vie honnête et exempte de scandale. Il s'était
donc fort assagi et perévérait dans cette voie, lorqu'il
rencontra Aurélia dans les salons de l'évéché,
lors d'une visite de Ménélée et de ses proches
au bon évêque de Clermont...
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Fabien
fut frappé par la beauté de la jeune fille
et s'en éprit immédiatement. Il lui fit connaître,
quoiqu'en termes respectueux, la violence de ses sentiments.
Aurélia, charmée, ne le repoussa point, et
l'écouta même avec la plus grande complaisance.
Quelques jours plus tard, de retour à Menat, Ménélée
décida de renvoyer
Aurélia à Précigné, leur terre
natale: là, sous la tutelle d'un vieil oncle, elle
régirait les biens paternels jusqu'à ce qu'elle
trouvât un établissement convenable.
Il chargea donc une troupe de zélés serviteurs
de raccompagner sa sreur en Anjou. Cette troupe était
dirigée par un homme vénérable, ami
de Ménélée et de sa famille, qui avait
le souci de préserver son intérêt et
son bonheur comme s'il se fût agi de ceux de sa propre
maison. Aurélia ne pouvait être remise à
une garde plus sûre et plus dévouée.
Elle devait partir le lendemain de très bonne heure
et ne put se résoudre à quitter l'Auvergne
sans revoir une dernière fois Fabien, ou du moins
lui écrire.
Le jeune seigneur venait de temps à autre, sous prétexte
de chasse, à son château situé près
de Menat, château qui lui était échu
en partage à la mort récente de son
père,
et, de là, il guettait l'occasion de communiquer
avec Aurélia.
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La veille
de son départ, celle-ci l'en informa et lui laissa
entendre que c'était avec le regret le plus vif qu'elle
quittait l'Auvergne, où elle laissait les êtres
les plus chers à son creur.
Fabien, désolé de l'éloignement de sa
tendre amie et craignant de ne plus jamais la revoir, n'écoute
que l'emportement de sa passion et, cédant à
la fougue de son caractère, prend une résolution
extrême: il assemble à la hâte ses domestiques
et quelques fermiers de ses terres, il les arme, se met à
leur tête et va se placer avec eux en embuscade dans
les bois des environs de Menat, au milieu desquels Aurélia
devait nécessairement passer pour retourner en Anjou.
C'était
au mois de Juillet, au plus fort des chaleurs de l'été.
Aurélia et ses guides s'étaient mis en route
de bon matin et marchaient depuis une heure à peine
lorsqu'il furent assaillis par une troupe armée. Le
protecteur d'Aurélia et ses gens, croyant être
tombés entre les mains de pillards et de bandits leur
opposèrent d'abord une vive résistance; mais
se voyant inférieurs en nombre et jugeant qu'on n'en
voulait point à leur vie, ils cessèrent bientôt
de se défendre...
Retrouvez la suite de cette Légende dans le livre
" Histoire et Légendes de la Vallée de
Menat " Jacqueline PINEL, Editions Le moulin du Gué-Chaumeix
2002. En vente à la Maison
de Pays
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