> L'arboretum du Bois des Brosses

Historique

C'est en 1975 que le Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple du canton de Menat acquiert le Bois des Brosses aux Houillères du Bassin d'Auvergne qui utilisaient les bois pour l'étaiement des galeries. Sur les 12 communes composant ce syndicat, 10 décident de participer à l'achat, à savoir Blot-l'Eglise, Lisseuil, Marcillat, Menat, Neuf-Eglise, Pouzol, Saint-Gal-sur-Sioule, Saint Quintin-sur-Sioule, Saint-Rémy-deBIot, Teilhet.
Le SIVOM était alors placé sous la présidence d'Armand MANSAT, Maire de Neuf-Eglise, Conseiller

Général. La forêt bénéficie du régime forestier, elle est donc gérée par l'Office National des Forêts. En 1993, le SIVOM devient Communauté de Communes du Pays de Menat. C'est donc à cette structure qu'appartient le Bois des Brosses.

Présentation

L'arboretum a été créé lors du reboisement du Bois des Brosses en 1979, suite à la volonté des élus locaux et l'aide de l'O.N.F. Il s'agit d'un arboretum "forestier" comportant des espèces de boisement complétées, en 1998, par 3 espèces de "parc arboré" (2 Séquoias et I Ginkgo).

Les conditions écologiques L'altitude de l'arboretum est de 640 mètres, le climat est subatlantique, le sol peu profond et filtrant. L'arboretum est donc installé dans des conditions écologiques assez pauvres sur le plan de la production, plutôt réservées à des essences frugales (conifères).

 

Les essences implantées

23 espèces ont été installées: la plupart pour leur qualité de production de bois (pin, épicéa, douglas...), d'autres pour leur qualité esthétique (thuya, chêne rouge...), ou au titre de la diversification botanique (feuillus essentiellement). En 1998, 4 nouvelles essences ont été plantées (deux Séquoias, un Ginkgo et un placeau de Frêne) portant à 27 le nombre d'espèces ( 19 de conifères et 8 de feuillus).

La réussite et la croissance des différentes essences

Cet arboretum confirme la bonne adaptation des essences de reboisement utilisées en Combrailles : pin sylvestre, pin laricio, douglas, mélèze d'Europe. Les autres espèces (conifères d'ornement, feuillus) ont montré une réussite très variable selon les cas.

Le menhir

Lors des travaux de reboisement en 1978, cet énorme bloc de gneiss d'environ 3 m3 pesant 9 tonnes et mesurant 4,35 m de longueur est couché. Longtemps pris pour un dolmen, c'est en 1911 qu'il est officiellement reconnu par les archéologues comme étant un menhir renversé (écrits publiés à l'époque dans la Revue d'Auvergne). En 1978, il est donc décidé de le remettre dans sa position initiale. On peut également affirmer la présence de l'homme sur ce site au paléolithique (âge de la pierre taillée) et au néolithique (âge de la pierre polie). En effet dans un rayon de 1 000 m par rapport au menhir, de nombreuses haches en pierre taillée et en pierre polie ont été découvertes. Enfin pendant les travaux de boisement, les restes d'un ancien four ont été mis à jour avec présence de verre et de morceaux de poterie.