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L'abbaye de Menat

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La "Vie
de Saint Avit", écrite par un moine de l'abbaye
de Greez, dans la seconde moitié du 6ème siècle,
est le document le plus ancien qui évoque le monastère
de Menat. Avit et son compagnon Calais étudièrent
à Menat, alors école réputée dans
toute l' Auvergne, vers 490-500.
Les moines
de Menat enseignaient alors les écritures, la grammaire,
la musique et le chant. Les religieux étudiaient également
la liturgie, l'astrologie et l'alchimie, dont les secrets
se transmettaient de génération en génération,
mais n'étaient jamais communiqués aux séculiers.
Après
quelques années de vie monastique à Menat, Avit
et Calais s'enfuirent en Sologne, où ils fondèrent
l'un et l'autre un monastère. Ils moururent entre 530
et 540... Ce qui permettrait de situer la date de la fondation
du monastère de Menat au moins vers 480, au début
du règne de Clovis, ou peut-être plus tôt
encore...
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Le
monastère fut-il l'oeuvre de moines venus de Ligugé
ou de Marmoutiers, les monastères fondés
par Saint Martin ? Cela reste une hypothèse et,
à ce jour, aucun document ne permet de l'affirmer |
7éme
siècle: Ménélée l'illustre abbé
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Ménélée,
natif d'Anjou, vint à Menat entre 685 et 690. Aidé
de ses compagnons, Savinien et Constance, il releva le monastère
détruit au cours des guerres de succession à la mort
de Clotaire 1 er. Il y imposa la règle de Saint Benoît
(Benoît de Nurcie, 480-547), fondateur du monastère
du Mont Cassin, auteur de la " Règle de la vie monastique
" qui s'imposera peu à peu dans tout l'Occident. Ménélée
mourut en 720.
9ème
siècle: La protection de Louis le Pieux
C'est vers 812-813
que Louis le Pieux, fils de Charlemagne, remit en état plusieurs
monastères de son royaume d'Aquitaine, en particulier en
Auvergne. A celui de Menat, il accorda divers privilèges:
l'exemption de toute redevance, de tout service militaire; il en
confia la réforme à Benoît d'Aniane, réformateur
de la règle bénédictine (750-820)...
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1788, à la veille de la révolution.
Il ne
reste que trois religieux dans le monastère. Le dernier
abbé, Pierre-Antoine de Sartiges, habite Lyon où
il est vicaire général. Et cependant, à
la Révolution. On regrette les moines... Le cahier
de doléances de Menat en témoigne: «
Nous gémissons de la destruction de l'abbaye de Menat,
ordre de Cluny... Nous nous voyons privés de tous
les secours qui contribuaient à notre subsistance.
Ces pieux religieux répandaient des charités
abondantes, leur tendre coeur se sentait émouvoir
à la vue de l'humanité souffrante »...
Après
la révolution : un destin chaotique
1791-1792
: les bâtiments vendus comme biens nationaux trouvent
différents acquéreurs. Une partie des cloîtres
est démolie, une autre est laissée à
la disposition de la commune pour servir de presbytère.
La municipalité acquiert la partie nord en 1830,
le château abbatial en 1914.
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Depuis
1977 :
une patiente restauration. L'abbaye est classée Monument
Historique
Grâce
à l'aide de l'Etat, du Département, de la Direction
Régionale des Affaires Culturelles et à la participation
communale.
La restauration
a pu être entrepris et a donné une nouvelle vie
à la veille abbaye, que ce soit par le Musée
de Paléontologie, installé dans les locaux réhabilités
du 1 er étage, ou par les fêtes et manifestations
diverses qui ont lieu dans les cloîtres et le jardin.
Les sites
clunisiens
Soumise à l'autorité de Cluny par Richelieu
en 1632, l'abbaye fait partie de la Fédération
des Sites Clunisiens depuis 1996.
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